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Un cap franchi dans le processus de numérisation au Burkina Faso

Le ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes a organisé un atelier national de validation des livrables de l’étude relative à l’évaluation des cyberstratégies sectorielles, ce 15 avril 2019 à Ouagadougou.

Cette rencontre entre partenaires techniques et financiers dans le processus de digitalisation entend examiner les projets de e-Burkina et proposer une boussole de vulgarisation des logiciels libres. Cela fait plus de cinq années que les cyberstratégies sectorielles, à savoir le e-gouvernement, le e-éducation et le e-commerce, sont mises en œuvre au Burkina Faso. Une évaluation de la période d’exécution de 2013 à 2017 fait état d’une amélioration du processus de numérisation de la société et de l’administration. Face à un secteur du numérique en constante mutation, le ministère en charge du Développement de l’économie numérique a réuni les acteurs du processus de digitalisation pour redéfinir une nouvelle stratégie plus globale et multisectorielle.

Ainsi, le groupement de cabinets Idate/Linagora a proposé des projets de programme e-gouvernement et une stratégie nationale qui devraient être examinés à cet atelier. A l’issue de cet examen, les experts du domaine devront proposer un document référentiel de transformation numérique de l’administration et de la société burkinabè et une boussole de vulgarisation des logiciels libres.

 

Pourquoi une migration vers les logiciels libres ?

 

L’un des résultats importants engrangés au cours des cinq années de mise en œuvre du e-Burkina a été la réalisation d’infrastructures de communication par l’exécution du réseau informatique national de l’administration et le réseau d’interconnexion à Internet. L’inauguration de points d’échanges Internet, qui sont des points d’accès à la connexion à Internet, entre également dans le cadre de ce projet. « Chose qui a pratiquement réduit le coût d’accès à Internet au quart de l’initial », a déclaré Kisito Traoré, secrétaire général du ministère du Développement de l’économie numérique. Dès lors, c’est un appel qu’il a lancé aux opérateurs de faire ressentir cette incidence chez le consommateur du point de vue de la qualité, du coût et de la fluidité de l’accès à Internet.

 

Dans l’élan de poursuivre le processus de numérisation, une stratégie de migration vers les logiciels libres pour remplacer les logiciels propriétaires est élaborée. Ces logiciels dits libres devraient permettre de réduire le coût de la maîtrise, le coût de la formation jugé élevé, à en croire Kisito Traoré. Du reste, « on ne peut pas changer tout du jour au lendemain ; dans certains domaines, il y a des alternatives qui peuvent être trouvées », a-t-il reconnu.

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