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113 établissements fermés à Komondjari pour cause d’insécurité

113 établissements scolaires ont dû fermer dans la Komondjari (Est), laissant seulement fonctionnels 7 écoles primaires et 6 établissements post-primaires dans le centre de Gayeri, chef-lieu de la province, depuis le début des attaques incessantes.

La situation sécuritaire dans la région de l’Est s’est dégradée ces deux dernières années, affectant énormément plusieurs secteurs sociaux, notamment l’éducation. La province de la Komondjari n’est pas en marge de ce phénomène.

En effet, au cours de l’année scolaire 2018-2019, la province a enregistré la fermeture de soixante-quinze (75) écoles primaires, selon des sources recoupées par l’AIB. Ces écoles se répartissent comme suit : vingt-huit (28) dans la Circonscription d’Education de Base de Bartièbougou, vingt (20) dans celle de Foutouri et vingt-sept (27) dans la commune de Gayéri. Au cours de l’année scolaire 2019-2020, ce chiffre a connu une augmentation de trente-trois (33) écoles primaires soit un total de cent huit (108) écoles fermées sur 115 écoles. A la date du mardi 19 novembre 2019, seules sept (07) écoles primaires sont fonctionnelles dont cinq (05) écoles publiques et deux (02) écoles privées dans la province de la Komondjari. Ces sept (07) écoles fonctionnelles sont dans le centre-ville de Gayéri.

Les établissements post-primaires et secondaires de la province ont été également affectés. Trois (03) lycées et un (01) Collège d’Enseignement Général (CEG) sont fermés depuis octobre 2018. Le CEG de Bassièri dans la commune de Gayéri a fermé ses portes le 30 octobre 2019. Aujourd’hui, dans la Komondjari, seuls deux Collèges d’Enseignement Général et quatre (04) lycées dont deux (02) privés fonctionnent dans la ville de Gayéri

Cette nouvelle situation est survenue au lendemain de l’attaque perpétrée au commissariat de Police de Yamba le 11 octobre 2019 par des présumés terroristes.

En rappel, Yamba est une localité située à cinquante (50) km de Gayéri. Dans la même période, certaines écoles comme celle de Hallonga située à 5km de Gayéri a été l’objet de menace par des présumés bandits. A cela s’ajoute les rumeurs selon lesquelles, les forces du mal sillonneraient certaines localités non loin de ces écoles fermées. Cette situation impacte négativement l’éducation scolaire. Plusieurs milliers d’élèves se voient privés de leur droit à l’éducation. Les indicateurs de l’éducation ont baissé. L’oisiveté est devenue le propre de beaucoup d’enseignants.

Ce fléau risque de favoriser la recrudescence de certains maux sociaux comme le mariage précoce ou forcé, le rapt des jeunes filles et la délinquance. C’est un casse-tête pour les responsables de l’éducation au niveau local.

Pour faire face à ce phénomène, les acteurs en charge de l’Education dans la Komondjari, réfléchissent sur les stratégies à adopter pour repêcher certains élèves.


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