International › APA

Match prestige du Sénégal face au Brésil, 3 mois après la finale de la CAN

L’équipe nationale du Sénégal de football s’apprête à livrer, jeudi après-midi (12h GMT) à Singapour, sa première sortie trois mois après la finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations perdue (1-0) contre l’Algérie, avec un match amical prestige contre le Brésil que ne joueront pas huit des vingt-trois Lions ayant participé à la campagne égyptienne.Si l’absence du gardien rennais Edouard Mendy, touché au genou lors du dernier match de son club en Ligue Europa, est sans équivoque pour les observateurs, cela est tout autre pour son coéquipier Mbaye Niang (15 sélections, 4 buts), titulaire et même capitaine pour le dernier match du club breton en championnat.

Présent au regroupement des Lions débuté dimanche dernier à Paris, il aurait refusé de s’envoler, selon la presse, à la capitale singapourienne, arguant une blessure que jugerait « diplomatique » le staff médical des Lions.

Cette information a mis Mbaye Niang dans tous ses états, allant même jusqu’à traiter dans un message Twitter les journalistes sénégalais de « ridicules » avant de l’effacer quelques heures après et de reposter un nouveau tweet où il dit être « de tout cœur avec mes potes actuellement à Singapour pour Sénégal-Brésil, une blessure m’ayant empêché de faire le voyage avec la sélection ».

« Le médecin de la sélection et le coach (ont) constaté avec professionnalisme mon indisponibilité », a ajouté l’attaquant avec zéro but à la dernière CAN, avant de partager un article du site Football221 qui affirme que « la réalité est qu’il a effectivement joué sous infiltration pendant près d’un mois et le très long voyage pour Singapour (qui dure 14 heures) n’est pas pour arranger la situation ».

Pour ce retour de l’équipe nationale, les défenseurs Youssouf Sabaly et Pape Abou Cissé, les milieux Alfred Ndiaye et Henri Saivet et les attaquants Moussa Konaté Mbaye Diagne ont été écartés pour diverses raisons.

Si la non convocation de Sabaly, Saivet et Konaté peut s’expliquer par leur manque de compétition, quelqu’un comme Alfred Ndiaye (expatrié en Arabie Saoudite) est victime par contre d’une des règles du sélectionneur Aliou Cissé qui ne privilégie pas dans ses listes les joueurs évoluant dans les championnats qui ne sont pas « majeurs ». Un argument qui ne convainc pas nombre d’observateurs, donnant souvent l’exemple de l’Algérie avec son attaquant Bounedjah, évoluant également en Arabie Saoudite, et qui a été le bourreau du Sénégal à sa deuxième finale de Coupe d’Afrique.

N’empêche, le match amical de demain sera marqué par sa ribambelle de stars avec des retrouvailles sous formes d’oppositions entre des coéquipiers en clubs comme les Parisiens Neymar, Marquinhos, Silva et Gana Guèye et les Reds Sadio Mané, Firmino et Fabinho.

« Les Sénégalais sont fans du Brésil et de son football », a déclaré à l’APS Augustin Senghor, président de la fédération de la première nation africaine du classement FIFA.

Avec ce genre de rencontre, le dirigeant espère voir le Sénégal atteindre un nouveau standing en allant « régulièrement en Coupe du monde et à dépasser, dans cette compétition, les quarts de finale » comme cela était le cas en 2002 où le Brésil avait remporté son cinquième trophée grâce à son légendaire attaquant Ronaldo.

Toutefois, le sélectionneur Aliou Cissé avertit son adversaire que le Sénégal « ne sera pas attentiste », parce que l’importance de ce match réside dans la capacité des Lions à « pouvoir exister (…) face à une talentueuse équipe à qui il ne faut pas dix occasions pour marquer un but ».

Le Brésil donne cependant l’impression de redouter le Sénégal surtout sa star Sadio Mané. Lors de la séance d’entrainement d’hier, le coach adjoint Cleber Xavier a attiré l’attention des Auriverde sur les déboulées du buteur sénégalais, qui a inscrit samedi dernier sa 50e réalisation en 100 matchs de Premier League avec Liverpool.

En dehors du cadre sportif, cette rencontre a des enjeux marketing et financiers importants pour le Sénégal qui devrait toucher « 300 millions FCFA ». D’après le consultant Cheikh Oumar Aïdara, ce prestigieux match amical est « une très grande reconnaissance du travail » qui a été abattu au préalable par les dirigeants sénégalais.

« Le Brésil fait partie de ces grandes nations du football qui choisissent, lors des dates FIFA, leurs adversaires selon des critères bien définis. (…) Finaliste de la CAN 2019, l’actuelle place du Sénégal, 20e mondiale, numéro 1 africain, n’est pas fortuite. A part la France en 2002, le Sénégal n’a jamais eu un adversaire de taille », a souligné M. Aïdara dans le site Dakaractu.


Commentaire

À LA UNE
Retour en haut