Politique › Sécurité

Les craintes de l’opposition concernant « l’autodéfense contre le terrorisme »

Le Chef de file de l’opposition politique a émis ce 29 octobre, des réserves quant à la promotion de l’autodéfense face au terrorisme.

En rappel, le 26 octobre 2019, des Organisations de la société civile ont tenu un meeting pour apporter leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux victimes des attaques terroristes au Burkina Faso.  Lors de cette activité, selon l’opposition, « d’aucuns ont émis l’idée de la promotion de l’autodéfense » pour contrer le terrorisme. En réponse à cette proposition, l’Opposition politique par la voix de Amadou Diemdioda Dicko, vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a marqué des réserves, même si, « toute idée allant dans le sens de la lutte contre le terrorisme est à saluer ».

Pour l’Opposition, il faut que ceux qui portent l’idée puissent éclairer les Burkinabè sur un certain nombre de points. Partant, l’Opposition interroge : « Qu’est-ce qui ne va pas dans l’armée pour que des civils puissent être invités au front ? Qui organisera les civils pour l’autodéfense ? Qui fournira les armes ? Comment éviter les germes d’une guerre civile, tout en tirant au maximum les bénéfices de cette autodéfense ? Une fois les terroristes affaiblis, comment s’assurer le désarmement des civils ?  »

C’est après des réponses à ces questions que toute appréciation pourrait être faite, selon l’Opposition. Mais au-delà de ces questionnements, poursuit Amadou Diemdioda Dicko, « l’Opposition estime que c’est avant tout le rôle de l’Etat de protéger ses concitoyens. M. Roch Marc Christian Kaboré, en prêtant serment, a juré de protéger les Burkinabè. S’il se trouve incapable aujourd’hui de le faire, c’est à lui de l’annoncer solennellement aux Burkinabè, et non à d’autres personnes de le faire à sa place ».

Et l’approche des élections, prévues pour 2020, n’est pas aussi de nature à dissiper les peurs du CFOP. « A l’approche d’une élection, qu’on dise de distribuer des armes, on est en droit de se poser des questions. Nous sommes d’accord pour la défense. On va se défendre mais que ça soit contrôlé », suggère Amadou Diemdioda Dicko.

Source : Burkina24 


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