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Le MPP accuse des syndicats de semer « la chienlit » dans les médias d’Etat

Journaldufaso avec AIB_ Burkina : le parti présidentiel accuse des syndicalistes de semer  »la chienlit » dans les médias d’Etat

Ouagadougou, 20 oct. 2019 (AIB)-Le parti présidentiel au Burkina Faso (MPP), s’est opposé à  »la chienlit » que des syndicalistes veulent, selon lui, installer dans les médias d’Etat, trois jours après les accusations de  »dérives répressives » formulées par leur syndicat (SYNATIC), contre le porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou.

»Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ne saurait tolérer la chienlit que les syndicalistes veulent installer dans les médias d’Etat. Il condamne énergiquement les actions de sabotage qui obéissent plus à un combat politique que syndical », lit-on dans un communiqué du parti, publié dimanche par le site lefaso.net.

Les programmes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (notamment les directs) et les publications des Editions Sidwaya (presse-AIB), sont perturbés depuis le 19 août 2019, parce que les agents s’en tiennent désormais aux heures légales de travail, fixées du lundi au jeudi de 7h 30 à 16h et le vendredi de 7h 30 à 16h 30.

Les habituelles permanences ne sont plus observées les samedis, les dimanches et les jours fériés.

Toutefois, le journal de 20h a repris timidement depuis le 10 octobre 2019 sur la télévision publique, grâce à une poignée d’agents et avec l’aide de la police.

Le MPP a invité  »le gouvernement à prendre toutes les mesures, afin de faciliter une reprise de travail dans la sérénité et la quiétude pour tous les agents du ministère de la Communication, désireux de respecter leur contrat de travail vis-à-vis de l’Etat et du peuple burkinabè ».

Le Syndicat national des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a accusé dans un communiqué en date du 17 octobre 2019, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou,  »de dérives répressives ».

D’après le syndicat, M. Dandjinou exercerait des intimidations, des menaces de sanctions et des pressions de tout genre à  »l’encontre des militants les plus combatifs », par le biais des responsables des médias publics.

En rappel, la crise est intervenue après l’échec des négociations entre le gouvernement et SYNATIC, à propos du passage des médias publics en sociétés d’Etat.

Les négociations pour un statut dérogatoire n’ont pas encore abouti.

Agence d’information du Burkina


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