Politique › Sécurité

Le gouvernement burkinabè dément l’installation d’une base militaire française à Djibo

Rémi Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvrnement

Ce jeudi 03 octobre, le gouvernement burkinabè, par la voix de son ministre de la communication, Rémi Fulgance Dandjinou, a démenti l’installation d’une base militaire française à Djibo.

« Il n’y a pas de base française installée à Djibo » a formellement déclaré Dandjinou, le porte-parole du gouvernement. Il a cependant précisé qu’il y a ’’plutôt’’ des interventions qui sont faites par des forces françaises, à la demande de l’État-major burkinabè.

« Les forces armées françaises, Barkhane, sont intervenues, à ce que je sache, au moins deux fois dans cette zone. Elles ont fait leur intervention et sont reparties. Forcément, lorsqu’elles arrivent, elles sont hébergées dans les bases où nos soldats sont. Donc, il faut faire la part des choses… ; j’ai pris le soin, avant de venir aujourd’hui, de vérifier avec le chef d’Etat-major, le ministre de la Défense, qui ont répété de façon claire et nette qu’il n’y a pas de base française en construction à Djibo » a t-il expliqué.

Le porte-parole du gouvernement a donc lancé cet appel. « Si vous mettez bout à bout notre actualité, il y a un mouvement qui va demander le départ des bases françaises dans quelques jours, et juste avant, il y a une publication qui dit qu’il y a des bases françaises au Burkina. Donc, regardez un peu comment on fabrique et monte l’opinion. On est tous sensibles à cela, parce qu’un fait important de notre pays, on ne le rappelle pas assez, le président Maurice Yaméogo est l’un des rares présidents de l’espace ouest-africain à avoir refusé une base (militaire) ».

De plus, dans un communiqué rendu public ce 3 octobre, le service de communication de Barkhane a déclaré que: « du 20 au 25 septembre, à la demande des autorités du Burkina Faso, la force Barkhane a fourni un appui déterminant dans le renforcement des forces armées burkinabè stationnées dans la province du Soum, dans le nord du pays.« 


Commentaire

À LA UNE
Retour en haut