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IUTS sur les primes et indemnités : Des travailleurs annoncent des actions fortes

IUTS sur les primes et indemnités : Des travailleurs du Centre-Nord annoncent des actions fortes
AIB/média

La Coordination régionale des syndicats du Centre-Nord (CRS/CN) a organisé lundi, un sit-in devant le gouvernorat de Kaya pour protester contre l’élargissement de l’IUTS sur les primes et indemnités des agents de la Fonction publique.

Depuis le jeudi 27 février 2020, la Coordination régionale des syndicats (CRS) et d’autres structures  du Centre-Nord mènent des actions pour protester contre l’extension de l’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des agents de la Fonction publique.

En effet, le jeudi 27 février a été marqué par une AG qui a regroupé les travailleurs du public, du parapublic et du privé des trois provinces telles que le Bam, le Sanmatenga et le Namentenga.

Cette rencontre, précédée d’un débrayage dans tous les services, avait pour but de communiquer avec la base sur le contenu de la plate-forme revendicative minimale de l’AG tenue à Ouagadougou sur la situation nationale et les actions à mener à l’échelle régionale.

Parmi ces actions, les responsables syndicaux ont annoncé la tenue d’un sit-in devant chaque service, le vendredi 28 février de 7 h30 à 11h et un autre devant le gouvernorat de Kaya, le lundi 2 mars 2020 à la même heure.

Pendant que certains sont assis sur le sol, d’autres sont restés débout, sous le soleil ardent, ces ‘’mécontents’’ ont entonné des chants (mooré et français), accompagnés des acclamations, pour fustiger cette mesure qu’ils estiment ‘’illégale et injuste’’.

Avant de se quitter, ils ont dévoilé leurs actions à mener pour la semaine du 2 au 7 mars prochain.

Selon le Secrétaire général de l’Union régionale du Collectif général du travail du Burkina du Centre-Nord (SG/UR/CGT-B/CN), Oumar Toé, il s’agit, entre autres, d’un sit-in dans tous les services du Centre-Nord, le jeudi 5 mars, d’une marche meeting le samedi 7 mars, de la suspension des évaluations sommatives et certificatives au primaire, post-primaire et secondaire au public comme au privé.

A ceux-ci s’ajoutent, a poursuivi M. Toé, l’arrêt du traitement et la non transmission des bilans financiers, des états de paiement et situation de recouvrement, le boycott des réunions et ateliers dans le sens du service par les militants et le quitus aux structures de préparer leurs propres actions en fonction des stratégies efficaces propres aux services.

«Vous devez mobiliser tous les travailleurs, élèves, populations, déplacés internes. Vous devez aussi sortir le jour de cette marche avec les blouses, stylos rouges et des casseroles vides pour manifester votre ras-le-bol», a-t-il déclaré.

Outre ces actions de lutte, les responsables syndicaux ont présenté aux autorités régionales les préoccupations des populations du Centre-Nord. La plate-forme revendicative de l’unité d’action populaire du Centre-Nord (UAP/CN) se décline en dix-huit points.

A écouter Oumar Toé, il s’agit de l’arrêt systématique des coupures d’eau et délestage intempestif, de la baisse des taxes injustes pour les commerçants des yaars et marchés, de la prise en charge adéquate des personnes déplacées internes (PDI), de la création des forages sur les sites d’accueil des PDI et leur (PDI) implication dans les décisions.

La création des Activités génératrices de revenus (AGR) pour les PDI, la scolarisation adéquate des élèves déplacés, l’opérationnalisation du scanner et la radiographie du Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya font, notamment partir de leur plate-forme.

Reçu par le Secrétaire général de la région (SGR), Abdoulaye Zèba, le porte-parole des manifestants, Oumar Toé, a indiqué que leur sit-in du jour était un acte d’interpellation du gouvernement à sursoir sa décision. M. Zèba a souligné prendre bonne note de leurs préoccupations et a promis transmettre le message à son supérieur hiérarchique.


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