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Crise au CDP : Les poursuites judiciaires contre les dirigeants ont été abandonnées

Mahamadi Lamine Kouanda, cadre du CDP

Le groupe de Mahamadi Lamine Kouanda qui s’oppose à la direction du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP, ex-majorité), a demandé l’arrêt des cinq poursuites judiciaires visant les dirigeants du parti de l’opposition. L’information a été donnée le samedi 26 octobre 2019 par Lamine Kouanda lui-même, au cours d’une conférence de presse tenue à Ouagadougou. M. Kouanda et ses 11 camarades ont salué l’intervention du fondateur du CDP, l’ex-président Blaise Compaoré qui a ramené la « sérénité » au sein de la troisième force politique du Burkina Faso qui veut reconquérir le pouvoir en 2020.

Le courant de Mahamadi Kouanda dont Césaire Ki et Valentin Ouédraogo, ont animé ce jour une conférence de presse aux allures d’assemblée générale. Après avoir demandé à ses partisans et aux hommes de média d’observer une minute de silence pour les nombreux morts qu’enregistre le pays à cause des attaques terroristes, M. Kouanda, principal conférencier, a signifié que cette conférence visait à faire le bilan sur leurs actions et les perspectives, sur la situation que traverse le CDP actuellement. D’emblée, lui et ses compagnons qui étaient sur la table ont rappelé les faits qui ont conduit à la crise au CDP. Les conférenciers sont revenus sur les griefs qui les opposent à la direction du parti dirigée par Eddie Komboïgo. « En effet, nous sommes organisés pour nous opposer à la mal gouvernance de notre parti », a soutenu Césaire Ki qui a lu la déclaration liminaire. « Nous restons déterminés contre tous ceux qui ont pour ambition de liquider le CDP », a-t-il averti.

De son jugement de la survenance des sanctions à leur encontre à l’issue du congrès extraordinaire du CDP le 22 septembre, Lamine Kouanda accuse certains militants notamment cinq  qui pousseraient le président Komboïgo « aux dérives ». « J’ai honte de Yé (Bongnéssan), Mélégué (Traoré), Paramanga Ernest (Yonli), Luc Tiao et Moïse Nignan (Traoré) », a dit Lamine Kouanda, affirmant que « Eddie ne m’a jamais respecté. Il m’a sincèrement blessé par ses désobligeances ».

Lui et tous ceux qui le suivent saluent à sa juste valeur, l’intervention de Blaise Compaoré qui a ramené la « sérénité et l’ordre » dans le CDP. L’ex-parti au pouvoir ayant dirigé le Burkina Faso pendant 27 ans « a retrouvé son âme » grâce à l’action entreprise par son fondateur qui « dispose d’un droit de veto » qui primerait sur les décisions d’un congrès, a déclaré Lamine Kouanda, ajoutant que « nous allons déposer les armes judiciaires ». Le courant de M. Kouanda dit vouloir prendre « toutes les dispositions pour le retrait des cinq plaintes ».

« Nous sommes reconnaissants, aujourd’hui, au fondateur d’avoir repris la main sur notre formation politique. Nous espérons fortement que les consultations qu’il prévoit nous permettront de reconstruire la cohésion et l’unité indispensables à notre engagement pour les échéances électorales de 2020 », ont signifié les conférenciers, réaffirmant que le CDP « a de réelles chances de réussir son retour en 2020. Nous sommes convaincus. Cela impose au président d’avoir à ses côtés tous les cadres sans exception dans un esprit de tolérance et de l’acceptation de la différence ».

C’est pourquoi, ils ont demandé « à tous les militants sincères, loyaux, fidèles au parti, de rester mobilisés pour les orientations en vue d’assurer notre rôle historique sous la clairvoyance du fondateur du parti Blaise Compaoré ». Mais, ont-ils dit, « nous attendons des dirigeants du CDP qu’ils respectent les recommandations de Blaise Compaoré ».

Sur la question de la présumée candidature de Jérôme Bougouma, Mahamadi Lamine explique. Pour lui, il n’en est rien d’abord au stade actuel même si les membres de son courant l’ont dans leur ligne de mire comme choix. Jérôme Bougouma sera candidat en remplacement de Juliette Bonkoungou qui a consenti du fait de sa santé, à céder sa place à l’ancien ministre de la Sécurité, a-t-il poursuivi en soulignant que le candidat présumé n’a pas encore confirmé son choix. « Je ne veux rien d’abord avant le jugement de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 », aurait déclaré M. Bougouma qui serait bien volontiers, mais veut s’assurer qu’il n’y aura aucun empêchement s’il devait être le candidat du parti de Blaise Compaoré.

Sur le choix du futur candidat du CDP, les conférenciers ont été clairs qu’ils ne soutiennent ni Eddie Komboïgo qui serait de façon voilée déjà candidat, ni pour le candidat qui s’est déclaré à Bobo-Dioulasso, en l’occurrence Kadré Désiré Ouédraogo, ancien Premier ministre. « Que ce soit clair. Je ne suis ni pour Eddie Komboïgo, ni Kadré Désiré Ouédraogo. Que ça soit clair », a insisté Mahamadi Lamine Kouanda, soupçonné de rouler pour le candidat Kadré Ouédraogo. « Si Eddie Komboïgo passe à l’issue des primaires au CDP, je prends acte, je me retire chez moi, et je ne fais pas campagne », a laissé entendre M. Kouanda, qui rebondit sur la position de Kadré Ouédraogo qui serait « indécent » puisqu’il a laissé le parti et démissionner pour créer son parti.

Le conférencier principal a informé les journalistes et l’assistance qu’il a reçu un coup de file du fondateur de l’ex-parti au pouvoir exilé à Abidjan, qui a réitéré sa volonté de voir les militants notamment les caciques du CDP « unis et solidaires » pour espérer briguer la magistrature suprême en 2020.

Source : Wakat Sera 


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Publié le 03.04.2019

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