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FILO 2013: Un atelier de réflexion pour une meilleure organisation

Par Jessica Rat-Lefaso.net - 19/07/2013

Il s’est tenu les 11 et 12 juillet 2013 au Bureau Burkinabè des Droits d’Auteurs (BBDA), à Ouagadougou

La Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) doit célébrer cette année ses 13 ans. Mais plutôt que des réjouissances, ce sont des préoccupations qui animent ses organisateurs. Et pour cause: l’édition 2012 a enregistré le plus faible taux de participation depuis la création de la manifestation. C’est pourquoi le Ministère de la Culture et du Tourisme et la Direction Générale du Livre et de la Lecture Publique (DGLLP) ont décidé de mettre en place un « atelier de réflexion sur l’organisation de la FILO ». Pour ouvrir et ainsi montrer son implication dans cette cause, le ministre de la Culture et du Tourisme, M. Baba Hama, est venu rappeler l’importance de la manifestation culturelle en question. Évoquant le choix burkinabè de la Culture « comme un des leviers susceptible d’impulser le développement » dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), il a solennellement appelé à ce que la FILO ne soit pas « comme l’albatros, cet oiseau qui, victime de sa propre pesanteur, n’arrive pas à s’élever du sol ». C’est pourquoi M. Hama a invité les participants à l’atelier à établir « un nouveau format » pour l’organisation de la FILO 2013, lequel « devra être perçu comme un nouveau contrat qui lie tous les acteurs, qui fixe les droits et les devoirs de chacun ». Le ministère de la Culture et du Tourisme et la Direction Générale du Livre et de la Lecture Publique (DGLLP) souhaitent en effet, avec la mise en place de cet atelier de réflexion, que « les acteurs du livre » se réapproprient la manifestation. Et ce notamment, en exprimant leurs préoccupations, en partageant leurs expériences quant aux foires passées, et en proposant des suggestions pour une meilleure organisation.
    © lefaso.net
    Le ministre de la Culture et du Tourisme, M. Baba Hama
Un succès aujourd’hui essoufflé
Comme une introduction à cet atelier, le Directeur Général du Livre et de la Lecture Publique, Pr Yves Dakouo, est également intervenu ce jeudi pour rappeler les conclusions de la réunion bilan de la 11e FILO, tenue le 29 janvier dernier. Réunion qui avait permis de discerner les « maillons faibles » de la foire, a-t-il estimé, avant d’énumérer : une « faiblesse » constatée en terme de l’offre, à la fois du nombre d’exposants et de la diversité des produits proposés, une « faiblesse » également en terme d’affluence et de mixité sociale et générationnelle, ainsi qu’une « faible implication des partenaires institutionnels – nationaux ou internationaux – quant au financement, et en particulier de la part du monde de l’enseignement et de la recherche ». En effet, le succès qu’avait pourtant connu la FILO à ses débuts s’essouffle d’année en année. En témoignent les chiffres : pour sa toute première édition, en 2000, la manifestation culturelle avait su réunir 23 exposants nationaux (dont 13 éditeurs) et 8 exposants étrangers (venus du Cameroun, du Canada, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal). Or, « à la FILO 2012, malgré la gratuité des stands octroyés aux éditeurs nationaux, seulement trois ont participé à la foire », a indiqué la DGLLP, soulignant par ailleurs que « les éditeurs de la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur, étaient les seuls éditeurs étrangers ».
    © journaldufaso.com
Désertion des partenaires
En outre, à l’instar des éditeurs, les partenaires se sont faits de plus en plus rares… « Le Ministère de la Culture et du Tourisme a organisé seul la manifestation (NDLR : en 2012), sans la participation de ses partenaires habituels, le MENA (Ministère de l’Education National et de l’Alphabétisation), le MESS (Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur), et le MRSI (Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation », a ainsi déploré la DGLLP. De même, les dernières éditions de la FILO se sont vues désertées par de nombreux partenaires financiers, pourtant présents à ses débuts, à savoir l’Ambassade de France, l’Union Européenne, l’Unesco, la Francophonie, l’Association des éditeurs du Burkina, Découverte du Burkina, la commune de Ouagadougou et la Commission Nationale de Concertation sur le Livre. Autant dire que cet atelier de réflexion porte un lourd poids sur ces épaules. Celui de redresser l’organisation de la FILO afin d’obtenir, selon les mots du ministre Baba Hama, « la Foire que nous méritons, c’est-à-dire celle dont nous rêvons, celle qui porte l’espoir du livre tout en sauvegardant les intérêts légitimes des uns et des autres ».
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